Les violons se sont tus
Les violons se sont tus, les roses sont fanées 
Les lustres sont éteints, l'orchestre ne joue plus 
Et la salle de bal ne brille plus non plus
De ces mille éclats, qu'on ne voit plus jamais.
Me direz vous pourquoi, dans vos yeux est absente
Cette petite flamme, que j'y voyais toujours
Qui donnait à vos traits, cet air d'avoir toujours
Sur la vie et les choses, le regard de l'amour.
Me direz vous pourquoi, vos lèvres sont serrées
Ou est donc le sourire, qui souvent y planait
Il suffisait d'un rien, pour le voir éclairer
Votre visage d'ange, à présent trop crispé.
Les violons se sont tus, les roses sont fanées 
Les lustres sont éteints, l'orchestre ne joue plus 
Et la salle de bal ne brille plus non plus
De ces mille éclats, qu'on ne voit plus jamais.
Me direz vous enfin, pourquoi vous vous taisez
Rares sont les paroles, tombées de votre bouche
Hier encore on riait, de vos mots aiguisés
Vous vous montriez, alors une si fine mouche.
Non ne me dites rien, je crois avoir compris
Où est passé cet homme, qu'on a vu avec vous
Ces jours l'été dernier, il avait l'air si doux
Est ce lui qui vous a, ainsi le cœur terni ?
Les violons se sont tus, les roses sont fanées 
Les lustres sont éteints, l'orchestre ne joue plus 
Et la salle de bal ne brille plus non plus
De ces mille éclats, qu'on ne voit plus jamais.
Tout espoir est éteint, votre cœur ne bat plus
Qu'un tempo monotone, son élan a perdu
Qui donc rallumera cette petite flamme
Qui est aussi vitale, à l'homme comme à la femme ?
Votre cœur s’est fermé, il a jeté la clef
Il n’arrive à entendre de sentiments plus tendres
Votre cœur s’est fermé, il n’est hélas à prendre
Moi aussi je m’en vais, rien ne me sert d’attendre.
Les violons se sont tus, les roses sont fanées 
Les lustres sont éteints, l'orchestre ne joue plus 
Et la salle de bal ne brille plus non plus
De ces mille éclats, qu'on ne voit plus jamais.
Pierre-Jean BOUTET
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