Tels des hommes en cage
Un pied en équilibre, le cul entre deux chaises
Où oiseau sur la branche, surtout pas de malaise 
Toujours un peu instable, la vie à cloche-pied 
Sont rares les moments, où vraiment on s’assied.
On court après son ombre, la tête remplie de nombres
La vie ne se déchiffre, c’est vrai qu’à coup de chiffres
Passer en un instant, du grand soleil à l’ombre
On a si peu de temps, et alors on s’empiffre.
Courir si on le peut, sur cette corde raide
En piètre équilibriste, il nous fait un peu d’aide
Se dire alors qu’à deux, ce sera plus facile
Le piège est tendu, et déjà on vacille.
Que tout semble précaire, le bonheur entrevu
Un sourire enfui ou une belle vue
Que reste-t-il de trace, lorsque ainsi tout s’efface
Mais faut garder la face, lorsque tout est menace.
Courir à corps perdu, après tous les mirages
Croire dur comme fer, garder toute sa rage
On doit continuer, jusqu’à tourner la page
Tel est notre destin, nous les hommes en cage.
Pierre-Jean BOUTET
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