Dur comme fer
Certain, coquins, l’ont célébré
Ils l’ont même je croie, chanté
On le prétend barreau de chaise 
Afin qu’en rien il ne déplaise 
Peu le diront, mou, paresseux
Il l’est quand ils ne sont heureux
Ils le voudraient au garde à vous 
Et pas piquer du nez à bout.
Toute leur vie le croient glorieux
Il l’est peut être à leurs yeux
Au point qu’ils se pensent des dieux
Jusqu’à hélas qu’ils soient trop vieux
Sur ce point lorsqu’on interroge
Celles dont ils souhaitent l’éloge
Elles ont des rires de gorge 
Qui les font draper dans leur toge,
Car il ne porte d’étendard 
Et il faiblit sous les regards
S’il se montre par trop faiblard
Alors qu’il se disait gaillard,
Certes il en est de très vaillants 
Qui vont partout en bataillant 
Ils ne sont pas toujours gagnants
À ces jeux qui sont épuisants,
La baguette est dite enchantée 
Peut être le disent les fées 
L’homme, c’est acquis, l’espère
Croit cela dur comme le fer.
Pierre-Jean BOUTET