Iroquois.
Depuis que je me livre, sans trop savoir pourquoi
Pratique insolite, d’écrire n’importe quoi
J’entend au fond de moi, rire un je ne sais quoi
Me dire pauvre ami, tu devrais rester coi.
La vie est ainsi faite il n’y a pas de quoi
Tirer dessus ces flèches qui sont dans ton carquois 
La vie c’est pas la fête, elle se moque de toi
N’allume pas tes mèches, demeure sous ton toit.
Le parcours que tu suis, est comme un fil de soie
Tu proviens du cocon, il n’y a pas que toi
Pour demeurer prospère, observe un quant à soi
Pourquoi tu protestes, toi au moins t’as un toit.
Tes mots n’ont pas d’effets, veux-tu savoir pourquoi ?
Ils se noient parmi d’autres, tous ceux auxquels on croit 
Leur pouvoir est trop faible, car seul l’argent est roi
Même si tu protestes, c’est lui à qui on croit.
Mais moi je persévère, car j’ai pour seule loi
D’écrire sur ces valeurs, auxquelles moi j’ai foi
Je n’ai besoin pour ça, surtout pas de pourquoi
J’ai encore des flèches, gardées dans mon carquois.
J’entends au fond de moi, ce petit ton narquois
Qui me dis n’abandonne, pas ton cheval de Troie
Va donc semer tes miettes, pour quelques iroquois
Qui entendront peut-être le son de ta voix.
Pierre-Jean BOUTET
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