La glu.
Dans la glu trop épaisse des tristes matinées 
Je suis là, je paresse à toujours me poser
Mêmes questions qui blessent, suis-je donc obstiné 
Quand est-ce que je cesse, de tant me reposer.
Je m’assieds, je me traîne, oh combien désœuvré 
C’est vrai que la semaine, ne fut très agitée 
Avec cette neige qui m’a laissé cloîtré 
Et dehors tout ce sombre, avec ce ciel plombé.
Maudite humidité, quand tous mes vieux os grincent
Et cette obscurité, même quand le jour pointe
Où est donc l’énergie, qui porte ce corps lourd
Je sens tous mes membres, et combien ils sont gourds.
Vais-je donc me vautrer, dans le vieux canapé 
Lui qui me tend ses bras, comme s’il m’accueillait 
Je vais peut être écrire, juste pour m’occuper
Quelques phrases inutiles, dont j’aurai honte après.
Dans ce temps immobile, mes pensées restent agiles
Je me sens trop fragile, pour des gestes futiles
Sans doute la sagesse serait de l’accepter
La satanée vieillesse qui vient de m’adopter.
Pierre-Jean BOUTET
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