Les espoirs de printemps.
Les espoirs de printemps, comme les mois d’avril
Ne tiennent bien souvent, pas plus qu’à un seul fil
Ils naissent un matin, d’un soleil chaleureux
Meurent le lendemain, sous des flocons neigeux.
Les espoirs de printemps sont des fleurs bien farouches
Comme sont les crocus, qui naissent sous les couches
De neige encore là, qui s’attardent sur l’herbe
Qui pousse malgré tout, sous ces dessus imberbes.
Les espoirs de printemps couvent en dedans de nous
Lorsqu’enfin le beau temps, montre un peu son cou
Mais ils ne sont comblés, quand les dernières chutes
De neige tardives, les éloignent du but.
Les espoirs de printemps jamais ne s’accommodent
Des pelisses fourrées, encore hors des commodes
Du gros poêle qui ronfle, en dévorant ses bûches 
De l’hiver qui nous tend, ses dernières embûches.
Les espoirs de printemps, sont pourtant très tenaces
Ils savent que bientôt, l’hiver cède la place
Que les fleurs seront là, et que l’on chantera
En oubliant bien vite, de l’hiver les frimas.
Pierre-Jean BOUTET
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