Brisés.
Petit violon de bois, toi aux cordes brisées 
Tu ne chanteras plus, pour nulle dulcinée 
Il a cassé ta voix, dans un geste de rage
Pour cette ironie, qu’était sur son visage.
Tu as chanté, pleuré pour émouvoir la belle
Elle restait insensible, à toute ritournelle
De dépit il a cru, que tu étais crécelle 
Que tu ne savais, pas de musique céleste.
Toi pauvre musicien, au cœur qu’on a brisé 
Tu ne veux plus jouer, pour nulle dulcinée 
On a cassé ta joie, d’un sourire moqueur
Malgré tout cet amour, que tu avais dans ton coeur.
Tu as joué, joué pour émouvoir la belle
C’est d’un air ostensible, qu’elle a ri de plus belle
De dépit tu as cru, que tu jouais bien faux
Que tu n’étais pas digne, de ce violon alto.
Regardez ces dégâts, que peut faire une belle
Qui n’a même remarqué, le pauvre troubadour
Qui a ri à une blague, qu’elle entend autour d’elle
Sans même avoir conscience, qu’elle brise un amour.
Deux sublimes artistes, en furent anéantis 
Trop sensibles sans doute, pour affronter la vie
Où on peut exprimer, le plus intense amour
Sans qu’il y ai un mot, à offrir en retour.
Pierre-Jean BOUTET
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