Le monde semble vaste
Le monde paraît vaste à nos corps éperdus 
Le monde est immense quand on l’a parcouru
Il nous semble si grand depuis ce point de vue
Que nous avons encore, du fond de notre rue.
Le monde est si petit, comme une boule nue
On sait que dans l’espace, il nous paraît perdu
Il nous semble fragile depuis ce point de vue
Mais nous que faisons-nous, de ce qui est connu ?
Nous sommes des milliards sur ce vaisseau miracle
Quelques vies parmi d’autres qui par millions s’ébattent 
Nous passons notre temps entre nous à se battre
À offrir tous les jours, un bien triste spectacle.
Noyés dans nos problèmes de survie ou de quête 
Bien trop préoccupés, pour avoir ça en tête 
Livrés à nos envies ou à nos goûts de fiel,
Sans penser à lever nos yeux vers le soleil,
Nous n’avons rien compris à la simple équation 
Nous ne savons répondre à la seule question
Comment sera demain, sans changer nos manières 
Quel avenir pour nous, et sur la terre entière ?
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com