Il se dit président et de tous les français. 
Il se dit éclairé, il se prétend humain
Il affirme pour nous, bien préparer demain
On voit bien ce qu’il donne, aux forts à pleines mains
Ce qu’il consent aux faibles, on le voit beaucoup moins.
Des cadeaux somptueux, il a fait aux plus riches
Avec les hôpitaux, pourquoi est-ce qu’il triche
Ne voit-il aux urgences, périr des malheureux
Faute de ces moyens, qu’il n’y a pas pour eux.
Les pauvres et les vieux, les humbles et les malades
Il ne leur sert toujours, que ses tristes salades
Il leur dit c’est les forts, qui vont tous vous sauver
Faites moi donc confiance, en attendant, payez !
La France pour s’en tirer, doit faire des bénéfices
Je ne sais pour cela de meilleurs artifices
Qu’abaisser les impôts de tous nos milliardaires
Qui en payent bien trop pour mener leurs affaires.
Quant à nos étudiants, il y en a bien trop
Les universités doivent trier ce lot
Seuls les privilégiés, qui ont un gros cerveau
Et des parents aisés, y auront leurs travaux.
Les autres pourront aller dans ces apprentissages
À tous ces beaux métiers dont la France est si fière 
Ou seront ces prolos, dont on a tant besoin
Pour enrichir tous ceux que je tiens par la main.
Voyez les cheminots et tous leurs privilèges 
Et tous ces fonctionnaires dont il fait qu’on s’allège 
Tout ça est trop coûteux pour vos pauvres finances
Que l’on s’en débarrasse pour augmenter vos chances.
Voyez ces retraités combien ils sont gâtés 
À se tourner les pouces, toujours à voyager
À jouir de la vie dans leurs belles maisons
Sont plus heureux que vous, il n’y a pas de raison.
Faisons place aux jeunes, l’avenir du pays
Tous ceux qui me soutiennent et croient ce que je dis
Les autres qu’ils se débrouillent, ils n’ont pas bien choisi 
Je suis un président qui fait ce qu’il a dit.
Entendez vous craquer, partout dans le pays
Tous ces gens arnaqués, blessés par ce mépris 
Qui comprennent à quel point, on leur a tant menti
En prétendant hier, être social aussi.
Alors que seul l’argent, le profit, les finances
La santé de nos banques, de nos grandes entreprises,
Contenter les plus riches, croire aux seules chances
D’une économie que les capitaux grisent,
Demeure le credo et les vrais objectifs
Comme bien le démontrent, les lois à son actif
Du jeune président si content de lui même 
De cette politique qu’obstinément il mène.
Pierre-Jean BOUTET