Les belles vignes.
Qui ne s’est pas perdu dans les teintes violines
De ses cheveux de soie, ses lèvres purpurines ?
Qui ne s’est pas noyé au son des mandolines
Lors qu’il avait au cœur, une humeur chagrine ?
Chagrin qu’elle n’aie pas, répondu à ses lignes
Dépité de comprendre, qu’il n’en était pas digne
Quand un simple regard, serait honneur insigne
Il pourrait sans déchoir, se contenter d’un signe.
Mais la belle rouquine demeure dans les cimes
Ce n’est le premier coeur, qu’ainsi elle décime 
Parmi tous ceux venus, pour qu’elle le désigne 
Celui à ses côtés, qui sera son cygne.
Ils passent devant elle, voyez comme ils s’alignent
Et pour choisir l’un d’eux, elle n’a d’autre consigne
La belle a du sens, elle est aussi maligne
Ce qu’elle ne veut pas, c’est qu’il lui porte guigne.
La belle a un domaine, chargé de belles vignes
C’est à perte de vue, des ceps bien rectilignes
Celui qu’elle choisit, doit en être bien digne
La sanction de l’erreur serait tout sauf bénigne.
Pierre-Jean BOUTET
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