Le roi de la voltige
Comment n’être en vertige, dans ce tourniquet fou
Même L’enfant prodigue en aurait le cœur saoul
Mais qui donc le dirige, ce monde là pour nous 
On n’en voit pas la tige, ni la fleur après tout.
C’est l’axe seul du temps qui lui donne un sens
Ce fut celui de naître profitant d’une absence
Celui de disparaître sans en avoir conscience
Peut être de renaître mais dans la différence.
Certains au mot histoire y mettent un grand H
L’homme s’il la construit c’est bien à coups de hache
Au mot humanité j’aurais aimé un H
Mais je sais à présent, combien ça ferait tache.
Pourra longtemps tourner le manège chargé 
De toutes ces questions que l’homme s’est posées 
Sans jamais à vrai dire, vouloir se l’avouer
Qu’il ne veut de réponses qui pourraient le gêner. 
Pourquoi toujours tourner sa tête vers les étoiles 
Et ne rien vouloir voir à ses pieds qui s’étiole 
Pourquoi avoir envie de mettre au loin les voiles
Et traiter son vaisseau comme une babiole ?
Y a-t-il encore litige quand à sa destinée 
Quel sera le prodige qui pourra le sauver ?
Le roi de la voltige va se casser le nez
Et moi j’ai le vertige rien que d’y penser.
Pierre-Jean BOUTET
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