Malentendus.
Nous vivons en ces temps sur des malentendus
Lorsqu’il s’agit pour nous de choisir nos élus 
Nous sommes il est vrai, quand même un peu perdus
Entre ceux qui promettent, ceux pour qui c’est foutu.
Les lendemains qui chantent, on aimerait y croire
Mais tout nous désenchante, on parle que de croitre 
Le bonheur ne s’exprime, qu’en points de PIB
On rêve de CDI déjà pour les bébés.
Quelques uns crient au loup, fait gaffe à la planète
Mais c’est bien le court terme, que tous ont à la tête 
Passer la fin du mois, pouvoir payer son bois
Éviter le chômage, ne pas avoir trop froid.
Les enfants de demain ne sont encore nés 
L’urgence pour chacun, est de passer l’année 
Et puis à la télé on voit ces paradis
Où vivent les people, pour eux pas de souci !
Se serrer la ceinture, on ne fait tous que ça 
C’est pas dans leur nature, les riches de faire ça 
Faut rembourser la dette, sinon c’est la cata
Les riches à voir leur tête, ils se foutent de ça.
On sait que la planète est devenue petite
Qu’elle ne peut donner assez de ses pépites 
Lors c’est chacun pour soi, haro sur les ressources
Soit par ses chars d’assaut, soit en ouvrant sa bourse.
Les puissants sont bien ceux qui tirent les ficelles
Mais ils sont inconscients, leurs jeux de manivelle,
Les peuples impuissants dépourvus de cervelle
Bougent bien trop souvent, pour de vaines querelles.
Aléa jacta est, disait-on dans le temps
À présent c’est la geste, de la fuite en avant
Les ressorts sont trop forts et puis le temps nous manque
Quels que soient nos efforts, notre avenir lui tangue.
Pierre-Jean BOUTET
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