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Au lac de Balcère.
C’est le père Michel qui est mordu de ça 
D’aller dans des refuges où personne ne va
Comme on lui fait confiance malgré tout, malgré ça 
Tous nous voilà partis, ce matin, d’un bon pas.
Sur les pistes enneigées, bordées d’arbres tout blanc
Nous allons jusqu’à un lac, gelé au vu du temps
Le ciel est dégagé, des nuages y font semblant
De masquer le soleil mais pas pour très longtemps.
Nous avons retenu des choix bien différents 
Pour arpenter la piste, damée très fraîchement 
Les uns c’est sur des skis, qu’ils l’attaquent hardiment
D’autres à leurs souliers, des crampons simplement.
Marcher dans la forêt sous ce soleil d’hiver
Lorsque le ciel est bleu, dans ce décor ouvert
Voilà un plaisir simple, dont aucun ne se lasse
Pas besoin pour en jouir, qu’un voyage on fasse.
En chemin on découvre quelques curiosités 
Que des mains très habiles, ont sur le bord sculptées 
Une ourse dans ses bras, tient un petit ourson
Et puis un gros poussah, bras sur son ventre rond.
On gagne le refuge, qui domine le lac
Dans une grande salle, on dépose nos sacs
C’est là que l’on déjeune, devant un paysage
Comme peuvent en rêver, tous les gens qui voyagent.
C’est le père Michel, qui a l’équipement 
Le plus professionnel, c’en est impressionnant
Il est vrai on le sait, que lui seul entreprend
De vraies expéditions, sur des sommets géants.
Alors vient ce moment hélas incontournable
Où l’heure du retour, sonne imperturbable
Nous rebroussons chemin, par le même circuit
Et le jeune Maxime avec peine nous suit.
Marcher avec des vieux c’est pas de tout repos
Pas de copains de jeux, c’est un manque de pot
La semaine prochaine, ce sera plus joyeux
Y a des copains qui viennent, il s’amusera mieux.
Voilà qu’est terminée la sortie à Balcère
Elle fut agréable sinon spectaculaire
Encore des moments, ensemble partagés 
De nouveaux souvenirs, plus tard à évoquer.
Pierre-Jean BOUTET