Tyran
J’aurai pu cher Cesar, répondre point par point
À ta lettre étonnée par nous autres zinzins
Je sens que tu regrettes comme un vrai romain
D’avoir eu des légions qui n’avaient notre grain.
Si j’étais facétieux, si j’étais revanchard
Je te crierai qu’es-tu ? Qu’un grand navet Cesar
Si j’avais à l’esprit ce que tu fis en Gaule
Je te dirai Cesar, hélas t’a fait école.
Tous les grands conquérants en furent inspirés 
En criant au génie lorsque ils t’évoquaient
Jusqu’à prendre ton nom comme firent les tsars
Qui ne furent de toi, que tristes avatars.
Alors si nous moquons aujourd’hui dans nos vers
Le triste souvenir que nous lèguent tes pairs
C’est bien pour affirmer que l’on n’est vraiment grand
Que lorsque on respecte les pays et les gens.
Nous avons la dent dure envers tous les tyrans
Fussent-ils des Césars de cette ancienne Rome
Des fous pareils à toi ils dégagent un arôme 
Qui pue et qui se sent hélas bien trop longtemps.
C’est pourquoi toi Cesar, je m’en vais t’ignorer
L’histoire t’a déjà, pour moi trop célébré
Tu restes si présent partout dedans ses livres
Comme, je le regrette, un exemple à suivre.
Pierre-Jean Boutet
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