Dame Jeanne
Si on dit au marin aimes-tu dame Jeanne
C’est sur qu’il répondra jusqu’à m’en fendre l’âme 
Car il a un gosier dont n’étanche la soif 
Que la fiasque d’alcool, qu’il boira à plus soif.
Si c’est à Jeanne d’Arc qu’alors on fait appel
Alors les souvenirs arrivent à la pelle
Ces souvenirs d’école tous bien enjolivés 
À tel point qu’était belle, Jeanne sur son bûcher.
Chacun a de sa Jeanne, dû entendre une voix
Mais voilà bien le drame, elle diffère chaque fois
Quand chacun revendique de suivre son drapeau
Aucun n’est identique, mais il l’a dans la peau.
Il y a tant de révoltes, tant de colère aussi 
L’anglais n’est à nos portes, mais le malheur lui si,
Que Jeanne on invoque, et on fait comme si
Nous on allaient bouter, toutes nos avanies.
Elle n’était que bergère, modeste comme nous
Son destin fut glorieux, alors pourquoi pas nous ?
Sauf qu’il y a trop de voix et bien trop discordantes
Pour conduire aujourd’hui, à une vrai entente.
Des Jeanne il n’y en a plus, ou il y en a trop
Sorties des grandes écoles, bien moins du populo,
On ne sait plus qui suivre pour sauver notre peau
Chacun alors agite fort son petit drapeau.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com