Au paradis
Sans aucun préjudice, elle me mît au supplice
Par mille artifices, elle n’était que délices 
Oh combien son calice, était chaud, était lisse
Et moi j’étais complice, sans aucune malice.
Pour mon plus grand bonheur, elle le fit sans heurt
Avec beaucoup de coeur, elle y mit de l’ardeur
C’est pendant bien une heure que goûtais sa chaleur
Et sa bouche en pleurs, effaça bien mes peurs.
Était-ce de l’amour, la question de toujours
C’était chaud comme un four, j’y fis lors plusieurs tours
Comment donc n’être pour, un plaisir même court
Toute la vie on court, pour en jouir à son tour.
Aussi je chante celle, pour qui mon corps chancelle
À mes yeux elle est belle, comme l’est sa nacelle
Moi je sais bien laquelle, m’amène jusqu’au ciel
La jolie hirondelle dont je goûte le miel.
D’elle je vous ai dit, qu’elle est ma seule amie
Je dois être béni, de l’avoir dans mon nid
À coup sûr est maudit, celui qui n’apprécie 
La compagne par qui, il va au paradis.
Pierre-Jean BOUTET
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