Ma poésie 
Je la rêve très forte, je la voudrai sonore
Comme font en sortant de la Boîte à Pandore
Tous les malheurs du monde pour y faire écho 
Autant que les trompettes, le firent à Jericho,
Je l’aimerai plus douce, je la voudrai câline
Autant que sont parfois paroles sibyllines
Lorsqu’elles vous transportent sur l’air des mandolines
Vers des palais d’orient aux couleurs opalines.
Je l’imagine aussi pourquoi pas inspirée 
Par quelque muse fière de se voir écoutée 
Pleines de sentiments d’honneur, de dignité 
Comme sont ces statues que l’on voit aux entrées.
Je la sens guillerette, éprise d’airs de fête 
Lorsqu’au bord de l’eau, elle part en goguette
Qu’elle est prête à charmer, de ses mots, les coquettes
Et à danser avec, dans mille bals musette.
Je l’entend attristée même parfois pleurer
Aux spectacles atroces d’un monde sans pitié 
Lorsqu’elle doit rendre compte des mille lâchetés
De toutes les souffrances de notre humanité.
Elle est souvent inquiète, mais jamais n’est muette 
Quand elle voit l’horizon, tout chargé de nuages
Quand elle sent l’avenir, que tout cela présage 
Et notre devenir, menacé par nos quêtes.
Je la veux optimiste, pour célébrer la vie
En dire les merveilles, sous les gouttes de pluie
Aurai-je assez de mots quand j’en ai tant envie
Pour dire mon amour pour notre paradis.
Lors si vous me lisez, peut être me jugez
Que vous trouvez mes vers, bien trop mal ciselés 
Si j’ai bien des faiblesses, c’est la sincérité 
Qui me pousse à écrire, pour mieux la partager.
Pierre-Jean BOUTET
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