Fleurs langages
Les clochettes ne tintent, sur les brins de muguet
Pourtant elles nous chantent, que le printemps est gai
Et tout ce blanc qui nargue, l’hiver qui est passé 
Est comme une promesse, de tout recommencer.
Les soleils point ne brûlent, en haut des tournesols
Qui s’élèvent si haut dans les champs, loin du sol
Pourtant ils nous annoncent que chaud sera l’été 
Ils sont une avant garde, de toute sa beauté.
Ils sont de vrais joyaux, les plus beaux ne nos lys
Et fort les admirer, reste un doux délice 
Pourtant quand ils nous parlent des vieilles royautés
C’est pour mieux nous chanter nos chères libertés.
Ils portent mal leur nom que les gentils soucis
Quand leurs chaudes couleurs égayent si bien nos vies
Pourtant tant on les aime, qu’on fait bien comme si
De nous en occuper, nous en donnait aussi.
Simple coquelicot tu ne sais point mentir 
Il y a dans ta couleur tant d’amour à souffrir
Tu es la fleur fragile, comme sont nos destins
Si l’on te serre trop, tu nous meurs dans la main.
Regardez bien les fleurs, écoutez leurs murmures
Il y a mille réponses, pour qui aime la nature
À chaque sentiment, une fera écho 
Elles n’ont pour cela pas besoins de mes mots.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com