Ton nom
Si l’on voulait encore étouffer tous tes cris
Si on voulait de toi qu’il n’y ait que débris 
C’est le souffle des hommes qui redonnera vie
À la chanson d’espoir, dont tu es l’égérie 
Toi qu’on trouve partout là, tout au cœur des hommes
Où brille une étincelle, comme un feu qui frissonne
Qui va du coeur aux lèvres, pour que tous ils l’entonnent
Ce chant qui dans l’histoire, à chaque fois résonne.
Tu revêts bien des formes, un drapeau, un visage
Ou gravé sur un mur, ton éternel message
C’est pour toi qu’on se bat, que l’on vit, que l’on meurt
Juste pour cette idée, qu’en toi est le meilleur.
De tous temps elles seront, tes ennemis ces chaînes 
Qu’elles soient en acier, ou placées dans les têtes 
Maillon après maillon, toi tu les déchiquète
Plus animée d’amour, que tant d’autres de haine.
Synonyme d’espace, tous les murs de prison
Sont pour toi des obstacles, à détruire à raison
Tu n’acceptes d’entrave, de maître ou de dieu,
Et hormis ces refus, tu es bien en tous lieux.
J’ai ton nom sur mes lèvres, j’ai ton nom comme un cri
Tu es partout présente, dans tout ce que j’écris 
Si un jour je t’invoque, si les jours nous l’imposent
À ton nom je le sais, le coeur des hommes explose,
 Liberté éternelle, menacée et rebelle
Tu restes cette idée, de toutes la plus belle.
Pierre-Jean BOUTET
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