mon plus beau souvenir
Soudain le froid m’a pris, là où était ta main
Là où tu la posais, d’un geste amical
D’un geste doux et tendre, d’un geste si banal
Qui me manque à présent, maintenant que tu es loin.
Je ressens ton absence, ce vide douloureux
Où brûlait comme un feu, le regard de tes yeux 
Je mesure à peine combien j’étais heureux
Quand tu étais la reine alors de tous nos jeux.
Quand je ferme les yeux c’est pour mieux te revoir
Lorsque tu me parlais, de tes plus chers espoirs
De partir à La ville où tes rêves de gloire
Y avaient une chance, ce que tu voulais croire.
Je ne pouvais t’offrir cette piste aux étoiles
Vers laquelle petite, tu voulais mettre voiles
Déjà quand tu dansais, la nature muette
Poussait de grands soupirs, sur ta grâce fluette.
J’irais te voir voler sur la scène bientôt 
Où je sais tu recueilles, à présent des bravos
Mais te souviendras-tu, de ton ami d’enfance
Celui auquel alors tu faisais confidences ?
Moi je suis resté lourd, ce gars de la campagne
Penché sur ses labours, que la pluie accompagne
Si je n’ai pas la grâce des  chevreuils des forêts 
Ni le verbe facile des merles dans les prés,
Mon coeur est aussi grand que la voûte étoilée 
Il peut toujours entendre les mots que tu soufflais
Autrefois quand petite tu me les dévoilais
Tes espoirs un jour d’être, danseuse étoilée.
Et ce froid qui m’a pris où ta main tu posais
Peut être sauras-tu l’apaiser d’un baiser
D’un baiser doux et chaste juste pour me l’offrir
Comme ce qui sera mon plus beau souvenir.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com