Monsieur bien le bonjour,
De tout ce que je lis, je vous fais un retour
Car il m’arrive bien j’avoue certain matin
D’avoir comment vous dire, l’esprit un peu chagrin.
Je connais un remède qui lui me fait grand bien
Que je prends désormais avec tranches de pain
Ce dès mon déjeuner et à cela je tiens 
C’est un grand bol de rire, avec tous vos zinzins.
Si je suis pour la part je sais bien trop sérieux
J’aime à lire aussi tous vos vers fous furieux
Délires généreux et verres d’amitiés 
Qu’offrent tous vos zinzins sans jamais les compter.
Je me glisse parfois un peu discret je sais
Ombre un peu furtive dans sa timidité 
Parmi tous ces échanges qui font si chaud au cœur 
Ne suis parmi ces anges, qu’un pauvre rimailleur.
Savez-vous que j’admire votre légèreté 
Et cet humour qui est, chez certains, chevillé ?
Je n’ai pas pour ma part, cette fibre comique
Pardonnez-moi monsieur, je le sais, c’est tragique !
Donnez-donc de ma part à ce club si joyeux
Le bonjour amical d’un poète grincheux
Puissent-ils ne pas perdre leurs élans de gaité 
Pour encore éclairer longtemps mes déjeuners.
Bien à vous
Pierre-Jean