Les béats 
Tandis que loin à l’Est, les confins s’éclaircissent
Mes yeux s’ouvrent enfin et des pensées surgissent
Elles chassent les rêves embrumés qui m’agitent
C’est la réalité, à laquelle elles m’invitent.
Songes interrompus et cauchemars peut-être,
Tout est plus rassurant, vu depuis ma fenêtre,
Pourquoi tant me tourmente, tout ce qui pourrait être,
Ma vie est aussi bonne qu’elle peut le paraître.
La lumière qui nait chasse si bien les ombres
Si le soleil pouvait effacer tout ce sombre
Qui résiste à la nuit, et tout le jour m’encombre
J’aimerai des béats, venir grossir le nombre.
Je m’en vais essayer, le bon côté des choses
Il se peut que le voir, un peu ça me repose
Je ne vais pas ce jour, écrire tout en noir 
Mais plutôt cultiver, comme d’autres, l’espoir.
Voilà une aube fière et qui ne doute pas
Elle répand sa lumière, elle va d’un bon pas
Je vais m’en inspirer, pour mener mes combats,
Garder la tête claire, je ne renonce pas.
Pierre-Jean BOUTET
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