Ineffables.
Je faisais des cabanes de branches et de feuillages
Aussi des sarbacanes dans des roseaux coupés 
Avec mes camarades, des enfants de tous âges 
Oh combien nous jouions en toute liberté.
De cette enfance là, on ne m’a rien volé 
Je sais que l’on pourrait même me l’envier,
Je courrais l’aventure, le jour dans les halliers
Et le soir dans des livres tout de cuir reliés.
Je tournais bien des pages que m’offrait la nature
Elle grouillait de trésors, même sous mes chaussures
J’y jouais tous ces rôles bien décrits dans les livres
Je me sentais heureux et je crois aussi libre.
J’empruntais des sentiers si bien dissimulés 
Il y avait des grottes, on pouvait s’y cacher
Et des puits effondrés, tout remplis de dangers
Des ruines à visiter, de vrais châteaux hantés.
J’ai cette nostalgie d’un monde disparu
Celui que dans l’enfance, moi j’ai si bien connu
Des choses formidables j’en ai depuis vécues 
Mais d’aussi ineffables, je ne crois pas non plus.
Pierre-Jean BOUTET
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