À l’hôtel des amours mortes
Si tu viens à l’hôtel, où vont les amours mortes
Inutile, ami, d’en refermer la porte
Rares sont ceux qui un jour en ressortent
Même si cet espoir, c’est beaucoup qui le portent.
Revivre quelques heures, ces élans merveilleux
Leur cruel souvenir, vient en fermant les yeux
Chez ceux qui ignoraient qu’ils étaient si heureux
Qui n’ont pas su garder, un trésor si précieux.
Si tu vas avec ceux qui jamais s’en consolent
De n’avoir retenu ces amours qui s’envolent
Inutile, ami, de te perdre en paroles
Ils savent déjà tout, de ce que ça leur vole.
Regarder ces photos, de tous ces jours passés 
L’amour était présent, sans jamais vous lasser
Ils essaient tous, toujours, de bien s’y raccrocher
En repassant le film, de leurs erreurs passées.
Si un jour tu rejoins, ces âmes à la dérive 
Dont certaines sont enclins, à gagner l’autre rive
Inutile, ami, d’épuiser ta salive
Toi aussi tu connais, alors tout ce qu’ils vivent.
Éprouver des regrets, de n’avoir su goûter 
Ces moments ordinaires mais si privilégiés 
Ressentir des remords, ressasser tous ses torts
Et souffrir comme un diable, lorsque l’amour est mort.
Pierre-Jean BOUTET
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