Jours de fête
 
Assis près du sapin, encore enluminé
Après ces jours de fête, tous emplis de gaieté
Je songe à mes enfants tous si préoccupés
Par leurs vies bien trop pleines de problèmes à régler.
 
A ces petits enfants insouciants et gracieux
Courant, criant, jouant, sans souci de demain
Les voir si confiants, s’en remettre à nos mains
Pour préparer un monde plus accueillant pour eux.
 
À vivre ce présent, je devrais être heureux
D’être ainsi entouré dans ces moments joyeux
Mais je ne vis ce temps, qui ne fait illusion
Que par ce qu’on ne voit qu’il est que déraison.
 
Assis près du sapin faut-il me résigner
À rester impuissant à pouvoir le changer
Devenir fataliste est-ce être réaliste ?
De tous mes abandons, dois-je faire la liste ?
 
Je ne sais plus qu’écrire, car je ne sais crier
Si je ne crois en rien, me surprend à prier
Pour que mes cauchemars ne soient que mauvais rêves
J’aimerai me tromper, cet espoir ne m’enlève !
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com