Ma belle poésie 
Je la voudrais jolie, belle ma poésie 
Je la voudrais très douce ouverte à l’embellie
J’aimerai qu’elle chante autre chose qu’urgence
Je l’aimerai sans stress et pleine d’innocence.
Car il est si facile que de fermer les yeux
De ne voir aujourd’hui que tout ce qui va mieux
D’être assez naïf pour croire qu’être heureux
C’est de vivre pour soi, sans trop penser à eux.
Eux ce sont tous les autres, ceux qui essuient les plâtres 
De ces choix qu’on a fait, nous les peuples d’albâtre 
Qui furent conquérants et qui le sont restés 
Occupés à toujours, croître et consommer.
Eux ce sont ces problèmes, que l’on a générés 
À force d’être aveugles, aux impasses engagées 
À force de trop croire qu’on peut tout arranger
Ignorer nos erreurs, mépriser les dangers.
Eux ce sont ces sujets, qu’on ne veut aborder
Que l’on est trop nombreux, que l’on veut toujours plus
Que la démographie défait, tout ce qu’on fait
Et qu’aimer nos enfants, ce n’est pas les tromper.
Que de croire au progrès, devient une illusion
Si on ne le comprend que comme une expansion
La croissance si folle, dans un milieu fermé 
Sans plus considérer ce qu’il peut apporter.
Je la voulais jolie, ma belle poésie
Comme j’aurai aimé qu’elle chante une embellie
Qu’elle clame autre chose, que toute la folie
D’une espèce qui vit autant dans le déni.
Pierre-Jean BOUTET
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