Tant de nuances de blanc.
Lorsque tombe la neige, elle fait un manteau blanc
Posé sur toutes choses comme un effacement
Tant de nous s’en réjouissent c’est vraiment étonnant 
Car la neige c’est beau, mais vraiment agaçant 
Pensez donc à la mort, et à son linceul blanc 
Posé sur ceux qui partent qui ne sont différents 
Tant de nous s’en chagrinent, ce n’est pas étonnant 
Car la mort familière, nous surprend tout le temps.
Lorsque vient le silence on dit qu’il y a un blanc
On n’entend seul encore, du coeur le battement
Tant de nous s’en effrayent du silence de mort
Car le bruit nous égaye et nous parle d’encore.
Lorsqu’on pense innocence, c’est revêtue de blanc
Il n’y a pas de tâche, sur le coeur des enfants
Tant de nous se souviennent, qu’était béni le temps
Où comme tourterelle, on rêvait de printemps.
En est de toutes sortes, de nuances de blanc
Le sable de la plage, coquillages fragments
Les os blanchis de ceux, perdus dans l’océan 
La falaise calcaire, dressée bien fièrement,
Ma plume à tire d’aile, ne voit plus que du blanc
C’est celui de la page, qui demande son sang
Celui que pleure l’encre, quand je suis impuissant
À trouver quelques mots, qui ne tirent à blanc.
Pierre-Jean BOUTET
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