Quand j’ai touché l’iPhone...
J’ai dû toucher le fond, 
J’ai perdu mon iPhone 
Je n’ai plus mes icônes, 
Je me sens vraiment con
Sans mon écran tactile, 
Combien je suis fragile
Sans ma pomme mordue,
Combien je me sens nu.
Car je l’ai oublié sur l’aire d’autoroute
Je l’y avais posé pour mieux casser la croûte.
Il y a fait la belle
Ce compagnon fidèle 
Depuis il répond plus 
Et moi je suis perdu.
Je n’ai plus dans la main
C’est mon meilleur copain
Combien ma vie est vide
Mon visage livide.
Car je l’ai oublié sur l’aire d’autoroute
Je l’y avais posé pour mieux casser la croûte.
Si l’un de vous le voit
Qu’il donne de la voix
Ce joujou est à moi
Pardonnez mon émoi 
Dans sa coque blanche
Sa robe du dimanche
Je suis sûr qu’il m’attend
Et ma main je lui tend.
Car je l’ai oublié sur l’aire d’autoroute
Je l’y avais posé pour mieux casser la croûte.
Quelqu’un de très méchant 
Dirait c’était exprès 
Il y a chez le marchand 
Des iPhone en progrès 
Le tien était très vieux
Et depuis il y a mieux
Si tu l’as oublié 
Tu voulais en changer.
Car je l’ai oublié sur l’aire d’autoroute
Je l’y avais posé pour mieux casser la croûte.
N’écoutez surtout pas
Ces langues de vipères 
Un iPhone ça se perd
Qui donc ne le sait pas
J’ai bien bloqué la ligne
Je ne suis pas indigne
Verrouillé son clavier
Pour sa sécurité.
Car je l’ai oublié sur l’aire d’autoroute
Je l’y avais posé pour mieux casser la croûte.
Lors pour me consoler
Je m’en vais convoler
Avec son petit frère 
Que je sens solitaire
Un tout neuf, un tout beau
J’en caresse la peau
Et celui là me plaît 
Je vais guérir tu sais.
Je ne l’oublierai pas sur l’aire d’autoroute
Je ne l’y poserai pour mieux casser la croûte.
Pierre-Jean BOUTET
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