Goujat
Si un jour me prenait l'envie de m'en aller
Pour un ailleurs plus loin et vers où je ne sais
Rappelle moi ma mie qu'il n'est d'autre foyer
Où retrouver ce feu de la félicité 
Peut être qu'on s'ennuie à être trop heureux
Peut être qu'il nous faut aussi souffrir un peu
Pour mesurer la chance de vivre autant d'amour
Et ce en abondance et cela tous les jours.
Si j'avais dans la tête de m'éloigner de toi
De partir en goguette, d'abandonner mon toit
Rappelle moi ma mie que je n'ai qu'un foyer
Qu'y brûle chaque jour le feu félicité.
Faut-il que je me lasse de tous ces jours qui passent
Sans autres aspérités que nos milles baisers
Qu'Irai-je donc chercher que je n'ai pas déjà ?
N'est plus heureux que moi même un Maharadjah.
Si cette idée germait de faire ma valise
Pour quitter la maison, loin de ma vraie balise
Rappelle moi ma mie que je n'ai qu'un foyer
Celui où doux il couve le feu félicité.
Mais ce n'est qu'une idée qui passe par ma tête 
Je n'ai aucune envie de quitter notre fête 
Que pourrai-je trouver que je n'ai pas déjà ?
Si je faisais cela, serais un vrai goujat.
Pierre-Jean BOUTET