En calèche 
Elle fonce la calèche et ses mille chevaux
Nous y sommes embarqués dans un puissant galop
Nous n’en tenons les rênes, on doit être idiots
Que de la voir plus vite, la fin des haricots.
Dans cette course folle à gorge déployée 
On rit de l’aventure et de tous ses excès 
Après nous le déluge pourvu que l’on ait joui 
Mais la vie se consume plus demain qu’aujourd’hui.
On sent que ça se gâte, qu’il faudrait ralentir
Hélas comment le faire, sait-on comment agir ?
Bien trop d’efforts à faire, nous on préfère jouir
Si demain c’est l’enfer, il fait beau aujourd’hui !
Au bal des hypocrites y a bien des fous aussi
De ceux qui tout contestent, de ceux qui bien sûr nient
Qui rallument le feu et relancent les braises
Peut être qu’en enfer, ils seront bien à l’aise.
Sens-tu dans tes cheveux, le vent qui les soulève ?
C’est de l’apocalypse, la brise qui se lève,
Elle fonce la calèche et ce n’est pas un rêve 
Plutôt le cauchemar, qui fait que tous on crèvent.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com