Le voile
Si je laisse l’angoisse, l’inquiétude et la peur
Me laisser en repos au moins pour quelques heures
Je reçois mieux alors ces perles de bonheur
Que la vie nous apporte quand elle est au meilleur.
Si je lève ce voile, cet écran aux tons noirs
Qui masque les étoiles et m’empêche de voir
Je ressens cet élan si chargé d’énergie
Cette flamme ardente qui éclaire la vie.
Dès lors le fataliste n’est-il pas plus heureux
De remettre au hasard tout le temps à venir ?
Pour vivre et et pour saisir et aussi mieux en jouir
Le présent qui seul est, de la vie le vrai lieu.
Tout ce qu’on m’a appris, c’est de prendre bien garde
À ce que aujourd’hui, le futur me regarde
Je fais et j’accomplis, je dois donc mesurer
La portée de mes gestes pour mieux m’en assurer.
Mon regard est tourné sans cesse vers après 
Et j’ai tant de questions pour en mieux deviner
Tout ce qui adviendra et pourrait menacer
La vie et le bonheur que je veux préserver.
Si j’étais optimiste, je verrai tout en mieux
Mais je suis pessimiste, je ne crois pas en Dieu
Je vois trop ce que l’homme sait trop faire d’odieux
Et ce voile si sombre retombe sur mes yeux.
Pierre-Jean BOUTET
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