Coup sur coup
Sont parties coup sur coup, deux figures sacrées 
Qui depuis tant d’années nous étaient familières 
Le lutin de l’esprit fut certes la première
Puis l’idole du rock l’a suivi de si près.
Car Jonny ou Jean d’O étaient bien au plus haut
De leur réputation dans médias et journaux
L’un par plaisants propos séduit les aristos
L’autre était demeuré l’idole du populo.
Je ne veux point casser tant j’ai fort du respect
L’image dont jouissait ces deux monstres auprès 
De leurs publics brisés par ces disparitions
Combien vont leur manquer à présent ces champions.
Deux fervents de la vie, deux forts tempéraments 
Dont l’œuvre restera je pense pour longtemps
Une page est tournée, rien n’est plus comme avant
Le monde a changé, ils ne sont plus vivants.
De ce vingtième siècle ils furent survivants
Ils étaient des témoins de ce monde d’avant
Qui va donc le chanter l’avenir maintenant
Qui porte les couleurs que revêt le présent ?
Nombreux les prétendants, seul le temps le dira
Seuls ceux qui dureront pourront en dire autant 
La liste est déjà longue pour en combler le vide
Tant les gens d’adorer, se montrent encore avides.
Pierre-Jean BOUTET