Trésors d’enfance
À combien de mamelles fut nourri cet enfant 
Je me souviens de celles dont je fus si content
Si j’oublie la plus belle celle de ma maman
J’ai souvenir réel de ce qui est important.
J’étais d’une famille qui s’aimait sans façons 
Tous y étaient très tendres, débordant d’affection
Y étaient réunies lors toutes conditions 
Pour permettre à l’enfant de grandir sans pressions.
Je fus un sauvageon parcourant la pinède 
Avec d’autres garçons, frères ou compagnons
J’avais bien des raisons pour ça je le concède 
Car le terrain de jeux n’était que tentations.
J’ai vu alors un monde qui débordait de vies
Partout elles détalaient les bêtes à l’envie
La nature était riche en surprises et défis 
Et de les apprécier en ce temps je le fis.
Je fus un grand lecteur, dévoreurs de tous livres
Quelle que soit l’histoire ou le sens qu’ils délivrent
Avec ma préférence pour les héros antiques
Ulysse ou Hector parmi les plus épiques.
Les contes et légendes de l’orient mystérieux
Peuplé de djins, de fées et de mille autres dieux
Belle Sheherazade contant ses mille nuits
Et de maharadja si riches qu’ils s’ennuient.
Je fus un écolier bien curieux de savoirs
Heureux d’être à l’école comme heureux que d’avoir
Ma trousse et mes livres et d’être à l’abreuvoir
Où nos maîtres complices nous invitaient à boire.
Cette bulle d’enfance combien je la chéris 
Suis tant reconnaissant à ceux qui m’ont permis
D’accumuler trésors ce pour toute une vie
J’en suis maintenant dehors et j’en connais le prix.
Pierre-Jean BOUTET
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