L’odeur du thym
De longues promenades dans des lieux isolés 
Loin de ces cavalcades des villes endiablées 
À respirer l’air frais qui souffle sur les cimes
Bien loin de tous ces miasmes qui nos poumons abîment.
S’imprégner du spectacle aussi vieux que le monde
Des forêts des montagnes et du ciel à la ronde
Regarder les oiseaux et sentir tout ce thym
Qui est autour de nous, au détour des chemins.
Chasser toute pensée du passé, du futur
Pour être au présent, présent à la nature
Jouir à fond de l’instant, laisser son corps parler
Laisser les éléments, en nous bien pénétrer.
Laver cette noirceur qui gâte nos humeurs
Chasser toutes ces peurs qui pourrissent nos coeurs
Renouer le contact avec le primitif
En revenir au simple, redevenir naïf.
Déposer ce fardeau qui courbe notre dos
Se libérer du poids que constituent nos maux
S’allonger sur cette herbe et regarder le ciel
Aimer cette nature sans rien d’artificiel.
Échanger quelques mots pour dire que l’on est bien
Renforcer entre nous à nouveau tous les liens
Puis revenir lavés de tous nos artifices
Pour consentir hélas de nouveaux sacrifices.
Pierre-Jean BOUTET
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