Silences
Devant ces scènes atroces où peut couler le sang
Oh combien mon stylo est alors impuissant
Combien de gouttes d’encre pour ces actes sanglants
Combien de lourds sanglots pour tous ces innocents ?
Combien ai-je entendu lorsque j’étais enfant
Dire plus jamais ça, plus jamais comme avant
Mais l’homme oublie bien vite et les hommes après lui
Que violence est impasse et que tout elle détruit.
Combien ont pris leur plume devant ces émotions
Dans l’espoir que s’allume la même expression
Que surgisse un cri, un seul mot, un grand NON !
Pour dire à la guerre je ne tue en ton nom.
Des livres magnifiques, des poèmes émouvants 
Des tableaux horrifiques, ou des airs convaincants
Qui n’empêchent les hommes qui sont au fond violents
D’oublier ces leçons, de rompre leurs serments.
D’aller au plus facile qui est la destruction
D’aller au plus rapide qui est confrontation
Plus la force est brute plus elle est tentation
C’est armes contre mots, et le son du canon.
Alors plutôt me taire, laisser place au silence
Qui lui peut bien régner avec indifférence 
Mais silence de paix ou silence de mort
L’avenir me dira qui sera le plus fort.
Pierre-Jean BOUTET
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