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De Olette à EVOL 
Ce jour ce devait être promenade tranquille
Du côté de Olette, vallée de la Cabrils
Par un temps beau et clair aussi gai qu’un printemps
Nous partîmes à douze, fidèles d’Endavant.
Déjà depuis la gare le haut clocher dressé 
Par soleil du matin gentiment caressé
Nous offre un décor joliment coloré 
Et le grand escalier nous gravissons à pied.
Le chemin un peu raide nous amène bien vite
Tout en haut du village où l’arche nous invite
À la photo de groupe que l’on s’échangera 
Pour dire à l’avenir, nous nous étions bien là.
Le sentier se poursuit tout à flanc, en corniche
Parsemé d’écriteau où des infos s’affichent 
Pour nous donner le nom de la flore des lieux
Mais en cette saison nous en voyons bien peu.
Des murets par côté, beaucoup tombent en ruine
Dégueulant par endroit des coulées en ravines
Ici un oratoire consacré à Marie
En face Oreilla où on dîne à midi.
Arrivés à EVOL classé en beau village
Nous admirons ses rues et tous leurs beaux pavages
Ainsi que sur les toits les anciennes ardoises
Qui ajoutent au charme des maisons villageoises.
Là -haut se dresse fier les restes d’un château 
Ce fut jadis celui du seigneur Jean de So
Qui régna en ces lieux il y a sept cents ans
Époque où le village comptait plus d’habitants.
Nous traversons le pont tout bordé par des ruines
Et des murs élevés que l’érosion abîme
Pour progresser tranquille à l’ombre des forêts 
Le sentier qui nous mène au lieu du déjeuner.
Nous sommes à Oreilla commune bien meurtrie
Dont beaucoup trop d’enfants sont morts pour la patrie
Au dessus de l’église on voit le Canigou
Quel luxe de manger dans ce décor pour nous.
Que demander de plus qu’avoir à partager
Ces moments simples et frais et en pleine nature
Combien privilégiés que de pouvoir goûter 
Des plaisirs savoureux sous un ciel clair et pur.
Après l’instant de pause nous en redescendons
Nous passons lors tout prêt de cette tour de guet
Qui au temps du seigneur contrôlait la vallée 
Celle où coule la Têt, ainsi que le vieux pont.
Nous ne manquons bien sûr le grand plaqueminier
De kakis tout chargé, mais bien abandonné 
Nous faisons provisions de ces fruits délicieux
Mais pour les déguster, il faut attendre un peu.
Voilà que se termine ce périple paisible
Chacun s’y est bien plus à cheminer tranquille
Encore un souvenir à conserver précieux
Dans l’espoir qu’on pourra faire encore mieux.
Pierre-Jean BOUTET