Autre monde
Qui n’a vu de ces femmes légères et élégantes
Qui croisent nos chemins comme des atalantes
La tête bien levée et le pas élancé 
Combien elles nous semblent hors de notre portée.
Il est de ces déesses qui vivent près de nous
L’espoir que l’on caresse est sans doute trop fou
Que leurs yeux elles abaissent sur ces pauvres de nous
Mais nous n’avons de cesse d’espérer malgré tout.
Où est donc cet Olympe d’où elles viennent où elles vont ?
Nous jamais on n’y grimpe tout en haut de ce mont
On est là on végète au creux de ces bas fonds
Où les gens ordinaires toute leur vie ils sont.
Il est sur la planète tant de réalités 
Qui se croisent souvent mais semblent s’ignorer
Ce sont autant de bulles que l’on ne peut crever
Chacun y vit sa vie mais en circuit fermé.
Tout juste aperçoit-on parfois quelques lumières 
Qui laissent soupçonner par l’éclat de leurs pierres
Qu’il existe des mondes à l’abri de nos fièvres 
Qui ne nous sont ouverts quelles que soient nos prières.
Pierre-Jean BOUTET
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