Lisse
Lisse comme un miroir te semble la surface
De tes pensées qui flottent comme un bouchon au vent
Pourtant moi je le sais ne tiennent plus en place
Les désirs qui bouillonnent dans ton corps de sarment.
Tu joues à l’homme sage, je connais tes tourments
Derrière ce paysage, derrière ce paravent
Se cachent tes envies et ces peurs qui te rongent
Tu veux les ignorer mais tu es leur éponge.
Qui n’a pas ce visage qu’on le dirait sculpté 
Dans l’impassible marbre de la sérénité 
Mais ce coeur lui qui bat dans la grande statue
De brider ses ardeurs, parfois il n’en peut plus.
Alors ce beau contrôle qu’on prétend exercer
Et ce à tout moment dans cette société 
Peut voler en éclats comme fait le volcan
Qu’on croyait endormi et qui fait ce boucan.
S’il se tient devant toi paisible et impassible
Et que sa voix ne tremble de passion indicible
Peut être qu’en dedans il bouillonne de fièvre 
Malgré son apparence d’une statue de pierre.
Alors il y a les mots qui sont porteurs de sens
Que l’on pourra charger de messages cachés
Quand on y est habile à y dissimuler
Ces sentiments ardents qu’il y faut déceler.
Pierre-Jean BOUTET
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