De tous bois.
Il demeure à vrai dire comme un grand mystère 
Si riche de dangers, généreux au contraire
Notre meilleur allié ou le pire adversaire
Selon qu’il nous réchauffe ou qu’il brûle nos terres.
La flamme du foyer, source indispensable
Ami de la famille, invité à sa table
Ou langue si avide qui tout autour avale
Les forêts et les champs comme cruel vandale.
La braise au creux du poêle où grillent des châtaignes
Ou le feu du fusil qui couche dans la plaine
De bien furieux soldats qui sont emplis de haine
Tant de voies empruntées dans lesquelles on baigne.
Des quatre éléments dont sont faites nos vies
Il est cette énergie qui construit ou détruit 
Nous sommes à son image, tantôt il est paisible
Tantôt c’est sa fureur qui prendra tout pour cible.
De tous ses avatars celui que je préfère 
C’est celui dans mon coeur qui brûle de la fièvre 
De l’amour qui me vient dès lors que je t’espère 
Et du feu qui me prend dès lors que je te serre.
Pierre-Jean BOUTET
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