Un chant de liberté 
Je n'entends plus le chant du coq au petit jour
Il est trop étouffé par le bruit des tambours
Je ne la perçois plus la chanson des amours
L'ont fait taire les bottes et leurs pas bien trop lourd.
Le murmure du vent sur les tombes si fraîches 
Est la seule musique que nous laisse leurs prêches 
Et les gémissements des mères accablées 
Sont le seul chant funèbre autour de leurs tablées.
Car nous sommes un peuple que l'on n'a entendu
Par la brutalité on lui a répondu 
Ses chants de liberté, c'est ceux là que l'on tue
Quand la loi du tyran a seule prévalu.
Ils restent dans nos cœurs le chant de l'espérance 
Si nous courbons l'échine c'est sous la violence
Nous pouvons supporter le joug et les souffrances
Nous vaincrons tôt ou tard car nous avons confiance
Quand un peuple se lève il devient invincible
La vague qu'il soulève, est forte, irrépressible 
Son désir d'être libre le porte vers sa cible
S'il sait choisir les hommes qui rendent ça possible.
Entendre à nouveau des rires dans les rues 
Et parler haut et fort les gens sans retenue
Écouter des chansons qui moquent les puissants
Sans craindre de pouvoir demeurer bien vivant.
La liberté d'un peuple se mesure à sa voix
De pouvoir quand il veut faire éclater sa joie
Quels que soient ses propos et quels que soient ses mots
Sans la peur du bâillon ni crainte du bourreau.
Pierre-Jean BOUTET
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