C'est la vie qui nous tue.
Tous on craint la faucheuse l'accusant de nos maux
Mais nous sommes injuste avec sa grande faux
Si l'on y réfléchit elle n'est responsable
De ce que l'on sait être la fin inévitable.
Que lui reproche-t-on à celle qui emporte
Comme un point final, elle ferme une porte
Ce qui nous affaiblit au point qu'on n'en peut plus
Ce n'est certes par elle qu'on est un jour foutu.
C'est la vie qui nous tue, c'est la vie qui nous a
La façon dont on vit, la façon dont on va.
Elle est bien indulgente quand elle met un terme
À une agonie, une vie qui se traîne 
Certains d'ailleurs l'espère, l'appelle de leurs vœux
Comme une délivrance, c'est elle que l'on veut.
Ce n'est pas de mourir je crois que l'on redoute
On sait bien qu'il faudra un jour quitter la route
C'est plutôt de souffrir dont on a tous si peur
Et ça c'est bien la vie qui apporte l'horreur.
C'est la vie qui nous tue, c'est la vie qui nous a
La façon dont on vit, la façon dont on va.
Ce que la mort recueille ce sont des âmes en peine
Ou bien ceux qui ont vécu très longtemps sans problèmes 
Elle ouvre un chemin bien différent peut-être 
Dont on ne sait trop rien et cela nous embête.
Ceux qui ont bien vécu n'auront aucun regrets
Puisqu'ils ont profité d'une vie agréable 
Ceux qui en ont bavé n'en auront pas non plus
Heureux que de partir d'un lieu insupportable.
C'est la vie qui nous tue, c'est la vie qui nous a
La façon dont on vit, la façon dont on va.
Pierre-Jean BOUTET
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