HIMBAS
Le plus grand des sculpteurs pourrait-il de la glaise
Façonner de tels êtres aussi beaux et à l'aise
Que ces corps purs et nus éclatants de lumière 
Que ces femmes soignées à l'allure si fière ?
Des êtres juvéniles plongés tôt dans la vie
Des filles à peine mûres et déjà mères aussi
Regardez bien que nues elles ne sont impudiques
Au contraire soucieuses de leurs beauté unique.
Ne sont-ce nos regards qui eux les pervertissent
Ces femmes si vivantes qu'elles en sont innocentes
Ne sont-ce nos coutumes qui sont à réviser
Tant elles nous éloignent de l'authenticité ?
Leurs corps ont la couleur de la terre fertile
Du cuivre au soleil, des poteries fragiles
Leurs cheveux sont tressés comme lianes superbes
Qui caressent leurs peaux aussi lisses qu'imberbes.
Elles portent colliers, ceintures et pendentifs 
Qui habillent leurs corps de leurs savants motifs
Leurs gestes sont gracieux et leurs regards sont francs
Certaines gardent au sein contre elles leur enfant.
Le plus grand des sculpteurs pourrait-il, inspiré, 
Extraire de la glaise des corps si raffinés 
Ces êtres ont la beauté de la mère nature
Ils en sont quand à eux une expression si pure.
Pierre-Jean BOUTET
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