Les temps nouveaux
À l'aube des merveilles, des espoirs retrouvés 
Naissance sans pareille, les poitrines gonflées 
Devenu respirable cet air qui y flottait
Et aussi admirable ce que nos yeux voyaient.
Comme un grand arc-en-ciel qui cernerait nos vies
Comme si l'essentiel était la seule envie
La joie envahissait nos coeurs de gratitude
La foi qui s'y glissait en nouvelles attitudes.
Alors main dans la main à retrousser nos manches
Résolus à œuvrer même si c'est dimanche
Sans doute à l'esprit et le regard très clair
Ayant compris le prix qu'à un monde sans guerre.
Le voile est tombé qui tant nous aveuglait
Au prisme de l'amour sont bien chassées les ombres
Combien ouvrent les yeux quand finie la pénombre 
Combien sont lors radieux d'être ainsi libérés.
À l'aube de ces temps alors je revivrai
Je renaîtrai lavé à ce monde nouveau
Tout ce que j'y verrai sera ou bon ou beau
Si l'aube ne se lève alors j'espèrerai. 
Pierre-Jean BOUTET