Illusion paradis
Solitude glacée, désaccord impatient
Parole déplacée, tout seul dorénavant 
Ombre qui s'épaissit, silence inquiétant 
Illusion paradis, promesse au mourant.
Blessure invisible, humiliation facile
Ne pas servir de cible, le coeur est trop fragile
Chagrin qui ronge l'âme, hélas trop courant drame
Pas le bonheur des dames, entends le cerf qui brame.
Déchirure profonde, est-ce la fin d'un monde
La colère qui gronde, pourquoi ces peurs immondes
Les guerres assassines, la terreur qui déprime 
La haine partout mine, même en mer de Chine.
Désespoir sans retour, nulle part de l'amour
L'avenir n'a plus cours, plus personne ne court
La fin des illusions, plus guère de passion,
Le monde est sous pression, arrêt à la station.
Orage dans les coeurs, et tornades ailleurs
Cyclones de malheur, tempêtes qui font peur
Quand tout est submergé, que les eaux haut s'élèvent 
Les terres ravagées, sont bien finis les rêves.
Pierre-Jean BOUTET