Inspirés 
Belle nuit étoilée par dessus mon village
Quelques unes peut-être descendues des nuages
Sur la modeste scène, un sextet était là 
Des roses et des orties pour nous donner le la.
S'ils jouent d'une ombre à l'autre c'est en pleine lumière 
Ils ont osé jouer pour nous l'œuvre du maître 
C'est de Francis Cabrel dont ils vont se repaitre
Je craignais d'être là pour des murs de poussière.
Dès les premiers accords je me vis transporté 
Et jusque vers la fin bien parti pour rester
Car j'étais le taureau, la corrida à mort
J'étais cet animal et encore et encore.
Pour des hommes pareils, des musiciens hors pairs
Un chanteur hors saison inspiré par ces airs
Une larme a coulé tout au bord de mes yeux
Et sans être de l'encre je crois qu'elle était bleue.
Au bout de quelques temps nous frappions tous des mains
Était ce pour le rythme ou pour les applaudir
J'avoue que à ce stade on ne sais plus très bien
Car ce que l'on entend on l'aime à mourir.
Si j'avais une robe je l'aurai déchirée 
En montant à l'échelle de leurs rythmes endiablés 
Si j'avais eu ce soir sarbacane en mains
J'aurai soufflé dedans au tempo des refrains.
Merci pour cet hommage à un artiste rare
Qui cisèle ses textes comme ses mélodies
De générosité il n'est jamais avare
Généreux ce soir là ils l'étaient bien aussi.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com