La mousse féconde 
Dans la mousse féconde vivent mille entités 
Dans la tourbe profonde rien ne vient à bouger
De même dans le monde voit donc la vie grouiller
Dans quelques secondes, c'est un silence épais.
À l'horloge des temps qu'on dit géologiques 
Nos jours seraient comptés pour la fin fatidique
Si l'homme continue, dans ses erreurs s'embourbe
On trouvera sa trace juste au fond de la tourbe.
Sur cette peau d'orange de la planète bleue
Tant d'êtres qui y mangent, voyez c'est merveilleux 
Mais comme c'est étrange seul un est parmi eux
Celui qui les dérange par ses actes odieux.
Il n'est ni minuscule, ni géant, ni un dieu
Ce qui nuit à l'ensemble c'est qu'il est trop nombreux
Qu'il pullule, prolifère chaque année par millions
Au point que la planète manque de munitions.
S'il n'y avait que le nombre, il pourrait s'en tirer
Mais ce pourquoi il sombre c'est qu'il veut toujours plus
Toujours plus d'énergie, et plus à consommer 
Toujours plus de déchets partout qu'il évacue.
C'est la fuite en avant et le chacun pour soi
Ca ne pourra durer encore très longtemps
Mais comme il repousse sans cesse les bons choix
La fin sera terrible par son aveuglement.
Pierre-Jean BOUTET