Un chat
À peine un frôlement, un miaulement peut-être 
Une ombre est passée là dessous ma fenêtre 
Furtive passagère, sa légèreté 
N'a d'égale on sait que sa rapidité.
Innocence apparente du prédateur futé 
Combien impitoyable pour rongeur égaré 
Sa lascive présence qui nous fait oublier
Ses griffes et ses dents oh combien affûtées.
De grands cils qui se posent sur paupières plissés
Une peau qui frémit sous caresse esquissée 
Une queue qui balaie l'espace autour de lui
Le chat est un pacha qui s'éveille à la nuit.
Séduction naturelle, démarche élégante 
Affection si câline quand il frotte nos jambes
Joueur invétéré des fils et des pelotes
Je le dis tout de go cet animal me botte.
Cet amical complice jaloux de liberté 
Cet animal se glisse partout lui si discret
Il vient sur mes genoux et quand cela lui plait
Puis sans me prévenir soudain il disparaît.
Pierre-jean BOUTET