Haut et bas
Mais qui vois-je à ton bras que je ne connais pas
Épaule contre épaule aussi du même pas
Vous semblez si complices et je n'existe pas
J'avais secret espoir que de compter pour toi.
Les flèches de l'amour sont lancées au hasard
Et sèment dans nos vies comme un sacré bazar
Quand les coeurs qu'elles frappent ne sont à l'unisson
Qu'elles ne réunissent la fille au bon garçon.
Celle que j'ai reçue venait de ton regard
De ces yeux aperçus depuis ce fameux soir
Où je t'ai rencontrée sur le même trottoir
Ton sourire amusé m'a donné tant d'espoir.
Mon esprit enflammé a du faire le reste
Interpréter aussi le moindre de tes gestes 
Une mèche relevée moi j'y voyais un signe
Adressé en secret par ma jolie copine.
Aujourd'hui je déchante et j'en suis effondré 
Hier c'est la vie qui chante, maintenant terminé 
Je m'en veux je t'en veux de ma naïveté 
J'ai rêvé, espéré, je suis mortifié 
Je me sens humilié que tu l'ai préféré 
Il ne peut te comprendre, toi tu m'es destinée
Cet amour qui s'échappe je ne puis l'accepter
C'est sûr je vais me battre pour t'en persuader.
Soudain il se retourne il semble si âgé
Sur ta joue il dépose de bien tendres baisers
Toi tu lui dis papa je te rappèlerais 
Tu te tournes vers moi tout sourire si gaie.
Je m'en veux oh stupide d'avoir autant douté 
Le ciel s'est éclairci quelle belle journée 
Je m'avance vers toi alors décontracté 
Je te dis toi ça va maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
Pierre-Jean BOUTET