Le temps immobile
 
Même demain adviendra-t-il ?que la question paraît facile
Que chaque jour se passe bien et on s'endort le soir tranquille
Mais quand cela s'arrête-t-il ? Cette question n'est pas futile
Il n'est besoin d'être érudit, à tout moment me semble-t-il.
 
Le temps me glisse sur la peau,
comme sur des plumes fait l'eau
Les heures passent sur ma carcasse,
comme un galet fait sur la glace.
 
Mais que deviendrai-je demain ? Questionnement très anodin
Que chaque jour se passe bien, point n'interroge mon destin
Mais quand cela se gâte-t-il ? Je ne suis certes pas devin
Il n'est besoin d'être malin, lorsque l'on signe le mot fin.
 
Le temps me glisse sur la peau,
comme sur des plumes fait l'eau
Les heures passent sur ma carcasse,
comme un galet fait sur la glace.
 
Mais que ferai-je donc après ? Cette question j'avoue m'agrée
À chaque jour que j'ai compté, je me suis toujours tenu prêt
Mais quand ça n'a plus d'intérêt ? Je me le suis bien demandé
Il n'est besoin d'être informé, je ne vois le bouton arrêt.
 
Le temps me glisse sur la peau,
comme sur des plumes fait l'eau
Les heures passent sur ma carcasse,
comme un galet fait sur la glace.
 
Mais que puis-je pauvre statue, plantée au milieu de la rue
Sur moi la pluie elle tombe drue, vois-tu bien mon regard perdu
Abat-moi donc je n'en puis plus, ce temps immobile me tue
C'est vrai que si je l'avais su, j'aurais pas fait ce vœu non plus.
 
Le temps me glisse sur la peau,
comme sur des plumes fait l'eau
Les heures passent sur ma carcasse,
comme un galet fait sur la glace.
 
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com