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Le choix
 
Je m’y suis immergé dans les eaux trop salées
Dans les fleuves de larmes que crée l’humanité
Je m’y suis trop plongé au point de m’y noyer
D’y perdre tout espoir que de revoir l’été,
 
Traversé des prières et des cris des damnés
Que poussent bien les hommes chaque jour que dieu fait
Assourdi par les pleurs des victimes éplorées
Aveuglé de la rage qui de ces horreurs naît,
 
J’ai bien failli périr par ces maux accablés
Jusqu’à trop ressentir la culpabilité
D’échapper au pire, d’avoir vie normale
De n’être pas frappé par la fureur du diable.
 
Lors j’ai coupé les ponts, fermé les écoutilles
Pour retrouver la paix à l’abri des charmilles
Regarder mon jardin, écouter les grillons
Enfoncer mes racines en terre au plus profond.
 
De la folie des hommes en serai-je coupable
Moi qui toute violence ai banni à jamais
Comment la supporter en serai-je capable
Mais capable je suis de savoir l’endiguer,
 
La recette est connue depuis l’aube des temps
Si Caïn tue Abel, tous n’en font pas autant
Donne donc à l’amour le poste de commande
C’est alors de l’amour qu’on donne à la demande,
 
Car seul l’amour désarme la colère des hommes
Même s’il faut des larmes et quelques sacrifices
L’amour fait des miracles sans aucun artifice
C’est un aussi grand choix que de croquer la pomme.
 
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com